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Quand la trouille est mauvaise conseillère…

Dimanche 29 janvier 2012

Le Groupe Gironde Avenir (UMP-MODEM) a adressé une lettre aux Maires de Gironde pour dénoncer les réunions de présentation du budget 2012 du Conseil Général de la Gironde sur le territoire départemental ainsi que la présentation des mesures liées au nouveau dispositif d’attribution des subventions par le Coefficient de Solidarité Territoriale que la groupe Gironde Avenir a voté ! Cette lettre est un ramassis de considérations disparates mais visiblement uniquement destinées à mettre en cause… Jean-Marie Darmian.

Yves de Ponton d’Amécourt, leader des 7 conseillers généraux n’ayant pas voté le budget, en profite en effet pour m’attaquer personnellement pratiquant comme il en a l’habitude l’amalgame facile, démagogique et puéril pour justifier des prises de position contre l’exercice même de la démocratie que la majorité non sectaire du groupe Gironde Avenir considère comme pourtant, en privé, comme louable!

Voici ce que j’en pense personnellement :

 » Les hommes n’ont qu’un certain degré de lumière, mais n’ont aussi qu’un certain degré d’audace et de mauvaise foi; ils soutiennent par honneur et par persuasion ce qu’ils ont adopté par prévention ou par fanatisme  »
. Jean d’Alembert appliquait ce constat aux Jésuites et à ceux qui avaient été formés par les jésuites. Il est vrai qu’il prônait la raison et la philosophie de la connaissance en une siècle où l’obscurantisme régnait sur a vie sociale. Il y avait des comtes, des vicomtes et des marquis qui fréquentaient ces écoles où l’on enseignait le savoir vivre et le prêt à penser.

C’est une autre époque, qui n’est pas encore révolue. Il semble régner parfois dans le monde politique une bonne dose de mauvaise foi et de fanatisme qui souvent résulte d’une culture basée uniquement sur les apparences et paradoxalement sur des certitudes toutes faites.

Sept membres du groupe politique UMP-MODEM du conseil général de la Gironde ont visiblement adopté la culture de leur mentor. Ils ont voté contre le
budget 2012 du Conseil général alors que 6 de leurs collègues préféraient prudemment rester à la maison pour ne pas être en difficulté sur leur canton.  » Gironde Avenir « , auquel on pourrait appliquer le principe du sketch de Francis Blanche et Pierre Dac sur le fait qu’il a son avenir dans le dos chaque fois qu’il se retourne, a adressé une longue lettre aux maires de Gironde qui est un monument politicien ! Une sorte de défense et illustration du sarkozisme en déroute.

Dans ce qui se veut un pamphlet, visiblement écrit en solitaire par l’un d’entre eux, car non cautionné par des membres de son groupe, il est reproché au Président du Conseil général d’aller à la rencontre des élus de Gironde pour leur présenter les options budgétaires que le groupe restreint du conglomérat UMP-MODEM n’a pas eu le courage de voter. Cette démarche recouvrirait des arrière-pensées politiques, à quelques semaines des élections présidentielles et législatives.

En fait, c’est certainement la trouille manifeste que cette démarche de démocratie directe mette en difficulté les 7 élus qui ont refusé pour des raisons futiles de voter le budget, qui a conduit à expédier plus de 500 missives expliquant que, dans le fond, venir dialoguer entre élus sur ce même budget est une démarche indigne.La missive, qui se veut  » incendiaire « , est un monument de jésuitisme, car elle oublie un certain nombre de faits indiscutables :

1.- Le groupe Gironde Avenir , qui aurait validé ce courrier, n’a pas adressé un pli offusqué de contestation quand son mentor (pour seulement quelques-uns d’entre eux, parce que les autres préfèrent son opposant résolu François Bayrou), candidat potentiel aux élections présidentielles se déplace en France, pour effectuer une campagne directe sur son bilan, aux frais des contribuables. Il faut en être certain : ils vont condamner ces déplacements dans des circonscriptions électorales avec avions, policiers, petits fours et discours enflammés condamnant ses opposants et vantant les mérites de réformes désastreuses !

2.- En ce qui concerne les réunions girondines  » élus et territoires « , elles sont uniquement destinées à présenter aux Maires un dispositif que…le groupe Gironde Avenir presque soudé et solidaire (à l’exception d’un Bordelais récalcitrant) a voté sans aucune remarque : le  » coefficient de solidarité « , mis en œuvre par la majorité de gauche du Conseil général. Mais comme, à ce jour, aucun d’entre eux n’a participé aux premières organisées avec un certain succès sur le département, l’écrivain de la missive jésuitique, ne le sait pas encore. C’est un peu comme si les sénateurs UMP, votant une proposition d’équité proposée par la Gauche, dénonçaient la présentation publique du résultat… Le rédacteur oublie de préciser qu’il a après coup demandé au Préfet de faire contrôler, en cachette, la validité des calculs du Coefficient basé sur les chiffres fournis par les services de l’Etat?

3.- L’auteur de ce qui ressemble à la réalité du quinquennat écoulé va encore plus loin avec des accusations me visant nommément. Il paraît que cette vaste opération annoncée dès le vote du budget (le compte rendu des débats en fera foi !) ne serait conçu que pour me promouvoir comme suppléant de Martine
Faure aux élections législatives. Comment des élus intelligents et objectifs (il en existe beaucoup dans ce groupe) peuvent-ils cautionner pareille hypothèse ?

Ignorent-ils que le noble pamphlétaire sera candidat aux législatives pour le compte de l’UMP, et qu’il devra donc assumer son vote négatif lors de la session budgétaire devant les 152 maires de la circonscription qu’il convoite ? Ignorent-ils, ces collègues, que quand des Ministres UMP sont venus rendre visite à leur « vicomte », aux frais du contribuable et en sélectionnant les invités, ils étaient dénués de toutes arrière-pensées politiques ? Savent-ils qu’un jour, le premier collaborateur du Chef de l’État, ami en jésuitisme du rédacteur de Gironde Avenir, a pris un avion de l’ex-GLAM pour soutenir un conseiller général UMP aux législatives partielles d’Arcachon ?

En ce qui concerne les réunions  » Élus et territoires  » aucune réunion n’est organisée sur la circonscription du Jésuite en chef, de telle manière qu’aucun tort ne lui soit causé par un discours mettant en cause ses positions archaïques ! Une preuve tangible que ses accusations en sorcellerie politique sont sans fondement !

4.- Que penser de la présence de leur mentor, non-candidat aux présidentielles, sur 6 chaînes de télévision un dimanche soir? Est-ce un acte légitime de la campagne électorale et est-ce conforme aux valeurs de la République?

5.- Ont-ils dénoncé les réunions communes au Préfet et au sénateur UMP César organisées sur le territoire et lors de l’assemblée générale des maires de Gironde pour présenter les bienfaits de la politique du candidat putatif Nicolas Sarkozy ? Ca mériterait bien une autre noble missive aux Maires de Gironde.

En fait, totalement aux abois après des erreurs partisanes ou des visions strictement idéologiques, la fraction politique du groupe Gironde Avenir cherche, comme au plan national, des polémiques inutiles pour exister. Pas grand chose à critiquer… Rien à proposer… plus rien à espérer… Finalement, il ne reste que la mauvaise foi pour survivre ! Une attitude pas très noble mais très jésuitique !

Perte du triple A pour l’Etat, triple crise pour les collectivités locales

Jeudi 19 janvier 2012

On voyait la catastrophe venir. Maintenant, c’est officiel : avec la perte programmée du « triple A » de la France, les collectivités devraient voir par contrecoup leurs conditions d’emprunt se dégrader. D’autant que cette situation se conjugue à une triple crise qui impacte les budgets locaux.

Première crise, de confiance, liée au non-respect de la parole donnée de l’Etat dans l’application de son pacte passé avec les territoires. Pour quelles raisons ? Parce que la dette nationale, contrepartie des déficits publics, est passée ces cinq dernières années de 1 200 à 1 700 milliards d’euros pour atteindre aujourd’hui 85 % du PIB. Responsable essentiel de cette tendance : l’Etat, confirme la Cour des comptes. Par ses décisions d’allègements fiscaux prises, dès la fin des années 1990, le mouvement s’est accéléré sous les gouvernements Fillon.

Ce faisant, Bercy fait payer le prix fort de ces turpitudes aux territoires en revenant systématiquement sur le pacte financier qui le lie au monde local. Comment ? En comprimant le volant local de ses dépenses, soit 20 % de son budget composé de dotations et autres subventions aux collectivités. Un peu plus chaque année, les termes du « Pacte de stabilité » qui régule les relations de l’Etat central avec le secteur local sont revus systématiquement en défaveur des territoires. Il s’agit d’un contrat de dupe en réalité et ce, depuis qu’il a été crée au milieu des années 1990 pour donner un cadre stable aux budgets locaux. Aucun gouvernement n’a souhaité y insuffler la nécessaire pérennité attachée à une bonne gouvernance.

Contraint de limiter la casse de ses propres déficits, le pouvoir central s’est donc retourné vers un coupable idéal, dénoncé à coups de communication présidentielle, en fermant le robinet des « concours » étatiques nécessaires à leur fonctionnement. Il exerce par ce biais un certain nombre de contraintes sur les budgets locaux. Qu’elles soient directes sous l’effet de l’application de la norme « 0 valeur » appliquée y compris à ces transferts vers les collectivités ou indirectes, par le biais des réformes territoriales et leur volet fiscal.

En 2011, l’effort de « redressement des comptes publics » a ainsi été décliné pour les territoires dans les deux derniers plans de rigueur :

- Celui du 24 août : par la participation des collectivités à hauteur de 20 % du milliard d’euro de dépenses publiques gelé par l’Etat, avant même le dépôt du projet de loi de finances 2012 ;

- Celui du 7 novembre par la hausse du taux dit réduit de la TVA de 5,5 % à 7 % sur certaines des services des collectivités.

Seconde crise qui affecte le monde local, celle du système financier et de ses déclinaisons locales.

Alors qu’en juillet 2011, Dexia, première banque des collectivités, passait avec succès les « stress-tests », cet établissement annonçait le mois suivant un retour aux bénéfices avant de se retirer définitivement du marché. Promis au découpage entre la Caisse des dépôts et la Banque postale, Dexia est l’histoire d’un modèle économique intenable, vanté plus d’une décennie, mis sous la perfusion de la vente des « prêts toxiques » à fortes marges et qui termine au désastre.

Aujourd’hui, l’ex-premier banquier des collectivités laisse les élus en plan. L’inquiétude sur la disparition de ce major des financements locaux ajoutée à la nouvelle réglementation dite Bâle III devraient rendre plus difficiles encore les conditions d’accès aux financements destinés aux territoires. Cela alimente le projet de création d’une banque publique portée par les principales associations d’élus mais il prendra du temps. Ironie de l’histoire, il aura fallu un petit quart de siècle pour remettre au goût du jour l’idée d’une Caisse des collectivités, éteinte en 1982, à la naissance du Crédit local de France, l’ancêtre de Dexia.

Quels sont les comportements adoptés par les collectivités dans cet environnement hostile ? Contre vents et marées et à rebours d’une réputation dispendieuse, elles ont continué à privilégier l’investissement. Cela a été encore le cas en 2010, avec une croissance de près de 3 % pour atteindre 51,9 milliards soit les trois quarts de l’investissement public et 40 % de l’activité du bâtiment.

Limitées dans leur autonomie, plus faiblement aidées entre-elles que leurs cousines allemandes, heurtées par des transferts de compétences mal compensés et une relation avec l’Etat sans cesse bouleversée, les collectivités ont en outre été les victimes collatérales d’une finance débridée. Elles ne disposent plus guère que du levier de la dette pour assumer leurs interventions. Mais pour combien de temps ? La troisième crise à venir pourrait bien dépasser la sphère locale. Car en remettant en cause la dimension territoriale de notre République consacrée par la révision constitutionnelle de 2003, l’année 2012 sera peut-être celle d’une crise démocratique majeure. Conséquence du caractère impécunieux de l’Etat mais bien au-delà, d’une marche à rebours de près de trente années de décentralisation.

Source LeMonde.fr

Gironde : Philippe Madrelle présente sur le terrain les choix budgétaires du département

Lundi 16 janvier 2012

Le Président du Conseil général Philippe Madrelle ira à la rencontre des élus locaux girondins pour leur présenter les orientations budgétaires 2012 du département ainsi que la mis en place du nouveau coefficient de solidarité territoriale.

Il sera accompagné pour ces Rencontres territoriales de Bernard Dussaut Premier vice-président en charge de l’aide aux communes et intercommunalités et de Jean-Marie Darmian, vice-président chargé du budget et des finances.

Ces réunions sont ouvertes à tous les élus locaux désireux de dialoguer en direct sur la situation réelle du Conseil général dans le contexte national.

  • Lundi 16 janvier (18h 30) Salle des Fêtes de Pugnac
  • Jeudi 19 janvier (18h 30) Salle du conseil mairie de Lanton
  • Jeudi 26 janvier (18 h 30) Salle des Goélettes maison du vin et du tourisme à Pauillac
  • Mercredi 1° février (18 h 30) Salle des Amis réunis Saint Pierre de Mons
  • Vendredi 3 février (18 h 30) La Coupole Saint-Loubès
  • Jeudi 8 février (18 h 30) Maison de l’Isle Saint-Denis de Pile
  • Mardi 13 février (18 h 30) Salle du conseil Hôtel de ville de Mérignac