Archives de la catégorie ‘Du National au Local’

APPEL AUX CANDIDATS ET AUX ELUS

Vendredi 4 mai 2012

NOUS SOMMES EN DANGER EN DANGER DE MORT !

Je voudrais profiter de cette période riche en échanges, débats et rencontres en tous genres pour interpeller les candidats et les élus des deux chambres du Parlement mais aussi les élus des collectivités territoriales.

Je voudrais leur dire à quel point le monde associatif est en danger alors qu’il est l’un des piliers incontournable de l’éducation citoyenne, de la paix sociale et de la construction de l’avenir.

La situation des associations d’Education Populaire est grave.

Ce tissu d’engagés volontaires et de salariés est plus qu’indispensable à la construction de notre société.

Chacune des associations, dans son domaine, apporte une pierre complémentaire qui fait que l’éducation et l’accompagnement des jeunes et de leurs familles ne sont pas que des mots mais bien des actes et des réalités du quotidien.

Un exemple : chaque jour, l’association des Pupilles de l’Enseignement Public, les PEP, sont interpelés par des enseignants qui n’acceptent pas que certains de leurs élèves soient trop peu habillés ou insuffisamment nourris. Oh, non pas parce que la vue de ces gamins leur fait pitié. Non ! Parce qu’ils savent que, lorsqu’un enfant à froid ou faim, son cerveau ne peut pas être disponible pour un temps d’éducation, un temps d’élévation, en référence au sens du mot « élève ».

Cette association cherche à accompagner ces enseignants et leurs élèves ; elle répond aussi bien que possible à leur demande. Mais, plus les années passent, moins elle est en capacité de répondre.

On pourrait citer quasiment à l’infini la liste des problèmes qui sont posés quotidiennement. Ce ne sont surtout pas des problèmes de charité qui sont à régler et ce ne sont  pas que des problèmes de solidarité. Ce sont des problèmes d’accompagnement ! Et, pour accompagner, il faut être au moins deux.

On le sait, les choix qui ont été faits en haut lieu ont réduit et continuent de réduire de façon drastique les moyens financiers et humains d’accompagnement.

Or, il y a fort à craindre que, bientôt, si rien ne change, il n’y ait plus que les personnes en besoin d’accompagnement qui soient là. Les associations, elles, auront disparu !

Bien sûr, tout cela n’a rien de spectaculaire ni de télégénique. Il est donc facile de fermer les yeux ou, pour le moins, de ne pas les ouvrir.

Oui, les associations d’éducation populaire sont en grand danger !

Si ceux qui ont -ou vont avoir- un pouvoir de décision et d’action ne se positionnent pas et n’agissent pas, le futur proche du mouvement associatif devrait ressembler à un grand cimetière dont les allées seront recouvertes d’une terre qui ne sera plus que poussière, celle de la démocratie en train de mourir.

Pourtant, c’est incontestable, c’est dans la capacité d’une société à accompagner ceux qui en ont besoin que se mesure sa force à aller, sans crainte, vers une démocratie apaisée et constructive.

Une autre interrogation : que dire de ces trop nombreuses collectivités qui font seulement référence, pour leurs choix de prestataires pour classes de découverte ou séjours vacances au système de l’appel d’offre ?

Avec, comme unique référence, le choix du moins disant.

Alors, bien sûr, les associations d’éducation populaire qui tiennent à présenter des projets où qualité pédagogique et valeur citoyenne de l’accueil ont un véritable sens… mais aussi un coût, se voient laissées au bord de la route au bénéfice d’entreprises -parfois déguisées en prétendues associations- qui ont pour seule devise « soyez tranquilles, nous sommes là pour vendre le bonheur qu’aimeront consommer les élèves. »

Dans cette démarche de ces trop nombreuses municipalités, quelle place est laissée à l’éducation, à la pédagogie, au choix de l’enseignant et au sens qu’il veut donner à son séjour ?

De telles démarches ne valident-elles pas la notion de consommation avec tout ce que cela représente de régressif quant à la mission d’éducation qui est celle de l’école et qui est celle des associations d’éducation populaire ?

Alors, oui, je le dis avec force, on ne peut se bercer de mots d’un côté et accepter le système ultra-marchand -et ses dérives- de l’autre… tout en laissant de côté les associations qui œuvrent au quotidien pour une éducation citoyenne de qualité, ouverte à tous.

Il me semble, aussi, utile que nous nous demandions, ensemble, élus et responsables associatifs, quel type de relations nous souhaitons avoir.

Une alternative, deux possibilités s’offrent à nous : soit l’un est l’outil, l’instrument de l’autre ; soit les deux sont partenaires et construisent, ensemble, des projets qui pourront satisfaire les aspirations, la raison d’être et les convictions de l’un et de l’autre.

Actuellement, le positionnement n’apparaît pas toujours clairement, aussi bien d’un côté que de l’autre.

Pour certaines associations, l’élu -et la collectivité qu’il représente- serait une simple machine à valider, sempiternellement, des subventions et autres aides qui n’auraient d’autre objectif que de permettre à l’association de perdurer ; un peu comme survit un plant de tomate andalou cultivé en hors-sol et nourri, artificiellement avec un goutte-à-goutte peu ragoutant.

La finalité de cette relation ne vise pas, soyons-en convaincus, un développement et une pérennisation de l’éducation populaire.

D’un autre côté, pour certains élus, les associations -et leurs dirigeants- seraient des outils qu’ils leur arriveraient d’instrumentaliser pour transmettre une image qu’ils veulent progressiste, sociale, voire près des jeunes.

Pour cela, rien de plus simple : on s’affiche sur quelques photos, on prononce quelques discours empreints de bonnes intentions… et, dès que la porte est refermée, on oublie les nécessités et les exigences du quotidien auxquelles ont à faire face les bénévoles et les salariés de ces associations.

De cette dichotomie que l’on rencontre malheureusement trop souvent, provient une certaine méfiance -j’ai failli dire défiance- mutuelle.

Et pourtant, en ces temps ou l’éducation populaire et citoyenne est vraiment malmenée et oubliée, il est temps que chacun prenne ses responsabilités et donne corps à ses convictions.

Ensemble, nous avons un chemin à parcourir pour que les jeunes et leurs familles puissent accéder, pleinement, à leur rôle de citoyens dignes, engagés, responsables et sereins !

Ensemble, nous avons tant à faire.

Jacques Desbordes

Président Les PEP 33

Pour Jouanno, la « droitisation » de Sarkozy est « un mirage douloureux »

Mardi 24 avril 2012

Chantal Jouanno récidive. L’ancienne ministre des sports de Nicolas Sarkozy a de nouveau pris ses distances avec la droitisation du discours du président sortant. Dans un entretien au Point.fr, lundi 23 avril, elle explique même « craindre que la droitisation ne soit qu’un mirage douloureux ». Cette ancienne proche du président de la République ne cesse depuis le soir du premier tour d’exprimer son désaccord avec la tentative du candidat de raccrocher les électeurs du Front national pour le second tour.

La sénatrice UMP de Paris a fait également entendre sa voix sur Public Sénat en déclarant : « Je ne pense pas que la réponse soit dans la droitisation de nos propres idées ». Elle répète son message le même jour dans une interview au site du Point. « Dans les prochains jours, j’appelle de mes voeux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés. La droite doit rester elle-même et porter ses propres valeurs qui sont celles de la méritocratie, du travail, de l’autorité – et cela va de pair avec le respect – de la compétitivité, de la croissance écologique », insiste la conseillère régionale d’Ile-de-France.

Elle n’est pas la seule dans la majorité à demander « un discours plus équilibré ».

LE « GRENELLE » BAFOUE LE TRIEUR CONTRIBUABLE VA PAYER L’ADDITION DES POLLUEURS

Mercredi 18 avril 2012

Après la crise de la négociation du nouvel agrément d’Eco-Emballage fin 2010, qui avait abouti à une perte de près de 150 millions d’euros par an pour les collectivités, ces dernières dénoncent une nouvelle manipulation dans le cadre de la clause de revoyure à laquelle s’était engagé le Ministère.

En décembre 2010, Eco-Emballages était de nouveau agréé par l’Etat pour 6 ans dans des conditions pour le moins rocambolesques, le cahier des charges de l’éco-organisme étant signé le jour du départ de Jean-Louis Borloo et …3 jours avant la réunion de la commission consultative d’agrément qui était censée le valider, ce qui a obligé AMORCE et le Cercle National du Recyclage a déposé un recours au tribunal administratif.

Néanmoins, pour calmer la colère des collectivités, qui dénonçaient à juste titre le non respect de la loi Grenelle et un manque à gagner de plus de 150 millions d’euros au frais des collectivités et de leurs contribuables, le directeur de cabinet du Ministre de l’Ecologie en partance, s’engageait par courrier,  en faveur d’une clause de revoyure dès la fin 2012. Objectif annoncé : revoir les éléments de calcul contesté et contestable ayant permis de sous-évaluer très significativement le coût de la gestion des déchets d’emballages en France et donc le financement par Eco-Emballages des collectivités assurant la collecte et le traitement en vue du recyclage.

Mais, au lieu d’un travail de correction des calculs qui devait permettre une prise en compte honnête du coût réel de la collecte sélective des emballages fibreux, de la TVA, du poids réel des déchets d’emballages usagés, ou encore de l’actualisation des coûts, le Ministère a proposé lors de la commission du 12 avril, un travail principalement axé sur l’optimisation des coûts de collecte et de traitement en vue de limiter l’augmentation du financement par Eco-Emballages. Face à ce nouveau camouflet, les élus, mais aussi la plupart des représentants des associations de consommateurs, de protection de l’environnement et des professionnels du déchet et du recyclage se sont massivement opposés à cette résolution qui ne correspondait pas aux engagements de la fin 2010.

Une nouvelle motion plus cohérente, séparant la clause de revoyure de l’étude d’optimisation des coûts, a alors été proposée. Mais le Ministère actuel, sans Minsitre en poste, a fait joué son droit de veto, dont il bénéficie depuis…le changement du règlement intérieur qui a eu lieu à la suite de la dernière négociation et qui lui permet désormais d’empêcher une commission pourtant consultative de prendre des positions !

Alors que l’objectif du Grenelle d’atteindre 75% de recyclage et 80% de financement en 2012 ne sera pas tenu, AMORCE et le Cercle National du Recyclage appelle au respect de la loi Grenelle et à une refonte en profondeur de la gouvernance de la filière emballages afin d’éviter une nouvelle crise sur une filière déjà marquée par de nombreux incidents ces derniers années…

Jean-Marie Darmian
Délégué Régional d’Amorce
Membre de la Commission consultative des déchets ménagers et assimilés au titre de l’Association des Maires de France
communiqué national