Sud-Ouest : L’espoir viendra des urnes

L’avenir du monde rural inquiète. Il était au cœur du débat animé jeudi par Jean-Pierre Bel, en tournée en Gironde pour soutenir la campagne de François Hollande dont la victoire, estime-t-il, ne fait aucun doute.

Autour de Jean-Marie Darmian, maire de Créon et organisateur de cette rencontre avec les élus du territoire, outre l’invité principal, Philippe Madrelle, sénateur de la Gironde et président du Conseil général était présent, de même que Françoise Cartron, sénatrice de la Gironde, Alain Anziani, sénateur de la Gironde et questeur du Sénat et Martine Faure, députée de la 9e circonscription. Jean-Marie Darmian a attaqué de front la politique sarkozienne « où tout est fait pour casser le lien social afin d’éloigner le pouvoir des populations ». Ce discours très appuyé et sans concession pour le gouvernement a trouvé son point culminant dans l’évocation du schéma de coopération intercommunale. « L’Entre-deux-Mers sort inutilement divisé, meurtri, déboussolé, de l’élaboration du Schéma de coopération intercommunale, a-t-il déclaré. Ce schéma n’avait d’autre justification que de tailler des fiefs ou de favoriser une recentralisation des pouvoirs. »

Défense des élus locaux

Jean-Pierre Bel n’a pas mâché ses mots non plus. Prenant la défense des maires, il a parlé de sa rencontre avec le président de la République. « Je lui ai fait part de la situation de désarroi dans laquelle se retrouvaient les maires des 36 000 communes de France. Inquiétude, incompréhension, face à cette décision de réforme sans concertation pas plus avec les élus qu’avec les populations. » Il a ensuite évoqué la difficulté des premiers magistrats communaux confrontés à des exigences toujours plus fortes, devant connaître toutes les lois, attelées souvent à des tâches ingrates. « Comment vous considérer responsables à travers cette réforme territoriale qui nous est tombée dessus comme une massue, sans que l’on puisse réagir ? Ce conseil territorial n’est ni fait, ni à faire », a-t-il dit en conclusion, certifiant que François Hollande le balayerait dès qu’il serait aux responsabilités.

Des questions essentielles

Tour à tour, le micro a circulé pour interpeller le président du Sénat sur les problèmes dont on souhaiterait légitimement trouver une solution. C’est peut-être l’intervention de Denis Lopez, maire de Pompignac, reprise par Jean-François Jamet, le maire de Carignan, qui a reçu la plus longue réponse. Il s’agissait du rôle du service public dans les communes rurales ou périurbaines et plus directement de La Poste à travers l’exemple de Pompignac.

« La Poste, c’est très représentatif de la situation du territoire, a souligné Jean-Pierre Bel. » Dans les questions, le monde associatif a été abordé ainsi que la laïcité et le développement durable également.

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